Les Partenariats Public-Privé, ou projets de recherche partenariale, permettent la valorisation de la R&D française en répondant aussi bien aux besoins des industriels qu’à ceux des organismes publics.

bonzom

À ce titre, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, connu sous l’acronyme CEA, est un acteur majeur de la R&D et l’innovation. Le CEA Tech, qui est un partenaire privilégié d’Innovatech Conseil, est la branche dédiée à la recherche technologique et participe à la mise en place de plus de 600 projets de recherche partenariale par an. Dans le cadre d’une collaboration avec notre client Global ECO Power, nous avons échangé avec Paul-Vincent Bonzom, qui occupe le poste de Responsable des Partenariats pour la région Sud (ex PACA) au CEA Tech. Nous collaborons régulièrement avec lui lors de l’accompagnement de nos clients, et avons profité d’une entrevue pour lui poser quelques questions.

Pourriez-vous nous présenter en quelques mots le mode de fonctionnement du CEA ainsi que ses objectifs en matière de recherche partenariale ?

Le CEA est un organisme public de recherche, classé parmi les plus innovants du monde et occupant la première place européenne. Sa principale ambition est de développer le niveau de connaissance scientifique et de contribuer à la redynamisation du tissu industriel français par le transfert des innovations technologiques. Le CEA intervient à tous les niveaux de maturation technologique des projets.
La mission de CEA Tech est d’assurer la continuité entre création de valeur ajoutée scientifique et soutien à la compétitivité de l’industrie française. Dans les faits, cela se traduit par un budget annuel de 650 million d’euros et une ressource humaine allouée de plus de 4 500 chercheurs participant au dépôt de plus de 4 000 brevets, dont 600 nouveaux brevets par an .

Quels sont les principaux domaines d’expertise du CEA ?

La mission historique du CEA est la recherche en science de l’atome. Aujourd’hui, cette mission est beaucoup plus large.
Le CEA est un organisme à la croisée des chemins qui a besoin de se repenser autour de toutes les transitions majeures (numériques, écologiques, etc). Pour cela, le projet du CEA tourne autour de trois axes : devenir un accélérateur de la transition énergétique et climatique, devenir un acteur de l’industrie médicale de demain, et soutenir la dissuasion. Pour atteindre ces domaines d’expertise, trois conditions majeures s’imposent pour le CEA. Tout d’abord, il doit se placer dans une dynamique d’excellence et d’ouverture en soutenant des projets forts. Ensuite, il faut administrer une exemplarité dans la tenue de ces projets et l’allocation des moyens. Enfin, le CEA doit respecter profondément l’héritage de l’entreprise pour conduire son changement.

Y-a-t-il un profil type d’entreprises qui collaborent avec le CEA Tech ?

Pas réellement. Les offres de collaboration avec le CEA Tech sont variées et nous essayons de les adapter à toutes situations. Nos partenaires industriels vont de la start-up et jeune entreprise innovante, à la multinationale en passant par la PME spécialisée. Tous les secteurs d’activité sont représentés : l’industrie du semi-conducteur, l’électronique grand public, la santé, les énergies renouvelables, le transport, la sécurité, etc.

Vous évoquez l’offre de collaboration du CEA Tech. De quoi s’agit-il ?

À l’heure actuelle, le CEA Tech propose plusieurs modèles de partenariats adaptés au type d’activité, au volume du projet et aux besoins des partenaires. Notre offre se situe aux niveaux 3 à 7 de l’échelle des TRL et s’étend de l’expertise jusqu’au développement d’un nouveau système/composant. Nous signons aussi bien des projets de collaboration ponctuels, qui s’étendent sur quelques mois, que des partenariats pluriannuels qui engagent une vraie collaboration dans le temps.
Nous proposons également un programme d’affiliation multipartenaires, qui permet à des entreprises non concurrentes de bénéficier de la diffusion des technologies.

Le CEA investit-il dans de jeunes entreprises, même si elles sont encore instables ?

Pour favoriser le transfert de l’innovation, l’une des missions du CEA Tech est d’offrir la possibilité à ses collaborateurs – mais aussi à des personnes extérieures – de valoriser les technologies mises au point par le CEA. L’idée étant de les aider à rendre ces technologies concrètes grâce à l’entrepreneuriat et la création de start-up.
Ainsi, il existe plusieurs programmes au CEA Tech pour permettre à ces nouvelles structures de se développer. Nous proposons notamment les programmes CEA invest et Supernova, qui sont des fonds d’investissement pouvant apporter des moyens financiers à des entreprises en démarrage.
Notre offre pour les jeunes entreprises comporte également un programme d’aide à la création de start-up. Pendant cinq ans, la structure bénéficie d’un encadrement complet avec de la formation au management, la mise en relation avec l’écosystème du CEA, etc. Ce programme permet également un soutien financier.
Ce programme a permis la création de plus de 200 start-ups, avec un taux de réussite important. Il n’y a pas beaucoup d’équivalent proposant des conditions aussi avantageuses aux entreprises en démarrage. Parmi nos plus belles réussites, il y a des entreprises telles que Soitec ou encore Ulis/Sofradis.

De nombreuses entreprises sont intéressées par de la recherche partenariale. Le CEA peut-il répondre à toutes les demandes ?

Oui, dans la mesure où il s’agit d’un projet avec une vraie plus-value technologique et économique. En revanche, le CEA n’a pas vocation à se substituer à un bureau d’étude ou à réinviter une technologie qui existe déjà ailleurs. Il arrive souvent que les entreprises se présentent avec un projet de recherche sans avoir fait un état de l’art exhaustif au préalable.
De plus, le niveau de demande de partenariat est variable selon nos sites. Dans les sites historiques du CEA, Grenoble, Saclay et Chambéry, nous bénéficions d’un intérêt local très fort, avec une demande soutenue.

Comment est géré le partage de la propriété intellectuelle entre le CEA et les entreprises lors de projets de recherche partenariale ?

Au CEA Tech, la politique de propriété intellectuelle repose sur une protection des innovations qui prend généralement la forme de dépôt de brevets. La valorisation des connaissances se fait sur la base d’un partage équilibré des droits, dont les conditions d’exploitation visent à soutenir à la fois l’entreprise et la politique du CEA.
Toutes les connaissances acquises avant le lancement du projet, même si elles sont utilisées durant les travaux restent propriété entière de l’entreprise. Pour les connaissances nouvelles, la règle appliquée est qu’elles appartiennent à l’employeur du chercheur qui a mis au point la connaissance, avec la possibilité d’une copropriété en cas de développement conjoint.
Bien entendu, quelle que soit la situation, le CEA Tech fait de la confidentialité et de la protection des données une priorité constante.

Quand on est à la tête d’une petite PME ou d’une start-up, les temps de réactivité de certaines institutions publiques peuvent être très handicapants. Comment le CEA gère ses interventions dans le temps ?

Le CEA Tech est structuré de façon à s’adapter aux enjeux des industriels, qu’il s’agisse de start-up ou de grands comptes. Nous disposons par exemple d’un service juridique propre. Nous sommes régulièrement félicités pour notre réactivité, et cela contribue certainement au fait que plus de 80% des entreprises du CAC 40 font historiquement appel au CEA.

Pour aller plus loin

Innovatech Conseil est un acteur du CIR/CII référencé implanté dans son réseau d’acteurs de la R&D. À ce titre, nous œuvrons régulièrement aux côtés d’organismes tels que le CEA Tech afin de doter nos clients d’indicateurs de R&D forts pour sécuriser et pérenniser leurs dossiers. N’hésitez pas à contacter nos experts pour obtenir une mise en relation avec nos partenaires ou bien faire un bilan sur votre projet de recherche partenariale. Pensez aussi à rejoindre notre communauté sur Linkedin !

Lorsqu’on lance son activité, après la rédaction du Business Plan, le choix de l’implantation n’est pas anodin. En effet, il s’agit de sélectionner un lieu dynamique, facilitant les accès et déplacements et rassemblant un écosystème riche de clients, partenaires, apporteurs d’affaires et prestataires. Il existe même des zones spécialement adaptées à l’activité entrepreneuriale, offrant par exemple certaines exonérations. Pour les jeunes entrepreneurs qui se lancent, installer sa start-up en PACA peut être un pari gagnant. En effet, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur est un territoire dans lequel le développement d’une start-up revêt de nombreux avantages, au-delà de l’intérêt touristique. En PACA, de nombreux acteurs sont spécialisés dans l’accompagnement des start-up. Ceux-ci sont généralement regroupés autour des métropoles Aix-Marseille et Nice, ainsi que Toulon et Avignon dans une moindre mesure. Dans cet article, nous vous présentons nos conseils pour choisir où installer sa start-up en PACA.

Installer sa start-up en PACA : les structures d’accompagnement

La région PACA est une région particulièrement propice à l’activité entrepreneuriale ainsi qu’à l’activité scientifique. Il existe de nombreux acteurs spécialisés dans la R&D, notamment la SATT Sud-Est. En PACA, de nombreux acteurs peuvent également vous guider dans le choix de l’implantation de votre start-up dans sa première phase de développement, bien avant le passage délicat de start-up à scale-up.

La French Tech

La French Tech labellise les grandes métropoles autour de leur excellence dans certains domaines techniques. La région PACA se situe dans le groupe de tête des régions françaises en matière d’innovation numérique avec Aix-Marseille French Tech, la French Tech Côte d’Azur et la French Culture Tech Avignon Provence (Avignon-Arles-Nîmes) ainsi que Toulon Ruche Digitale.

Le réseau national des Métropoles French Tech est décliné en neuf réseaux nationaux thématiques dont quatre sont représentés à la Métropole Aix-Marseille French Tech :

  • Les biotechnologies (HealthTech, BioTech, MedTech, e-sante)
  • Les objets connectés (IoT, Manufacturing)
  • Les transports du futur (Clean Tech, Mobility)
  • Les sports

Ces réseaux thématiques permettent la mise en relation des écosystèmes actifs sur une même thématique pour accélérer la croissance des start-ups et augmenter la visibilité des différents acteurs.

Les technopôles

Les technopôles sont des lieux privilégiés pour les start-up souhaitant se positionner à proximité des acteurs technologiques incontournables (industriels, chercheurs académiques, étudiants). En effet, ces pôles d’excellence sont au cœur du développement des territoires. Suite à l’impulsion donnée par le succès du technopôle de Sophia-Antipolis, de nombreux technopôles se sont créés en France, dont 6 en PACA.

Les technopôles de la région PACA possèdent des spécificités de compétences, même s’ils sont pluridisciplinaires. Ainsi, Sophia-Antipolis regroupe essentiellement des acteurs dans le domaine du multimédia et des sciences de l’information et de la communication, le technopôle de Château Gombert possède une expertise reconnue en mécanique-énergétique, le Grand Luminy se concentre principalement sur les sciences du vivant et le technopôle de l’Arbois, situé à Aix-en-Provence est entièrement dédié à l’environnement. On peut également citer l’Agroparc (en périphérie d’Avignon), spécialisé dans l’agroalimentaire et Toulon-Var Technologies (TVT) essentiellement connu pour son expertise autour du domaine maritime.

Suivant l’activité de votre start-up, il est donc judicieux d’en choisir avec soin l’implantation, en songeant à l’écosystème de technopôle le plus favorable.

Les incubateurs et pépinières

Pour pouvoir installer sa start-up en PACA, il est également utile de s’interroger sur la localisation des incubateurs et pépinières d’entreprises. Ces structures permettent de bénéficier de conseils, de financements et éventuellement d’un hébergement adaptés aux start-up.

À Marseille, on peut notamment citer l’incubateur de la Belle de Mai, dédié aux porteurs de projets dans le domaine du numérique, ainsi que l’incubateur Impulse, qui propose un accompagnement personnalisé et un financement au risque pour les start-up souhaitant valoriser un projet de recherche et ce, dans tous les secteurs d’activité. Les pépinières et hôtels d’entreprises de Marseille Innovation complètent l’offre proposée pour installer sa start-up en PACA :

  • L’Hôtel Technologique, pour les start-up du numérique et des sciences de l’ingénieur
  • L’Hôtel Technoptic, pour les start-up technologiques de l’optiques, de la photonique et des objets connectés
  • Le Pôle Média la Belle de Mai, pour les start-up des secteurs multimédia et contenus numériques
  • La Place de l’innovation, en partenariat avec le CIC, pépinière dédiée aux entrepreneurs, start-up, entreprise innovantes et étudiants

D’autres structures telles que Provence Création d’Entreprises (PCE) et P.Factory sont également présentes autour d’Aix-Marseille.

Dans la région de Nice, l’incubateur PACA-Est soutient et accompagne les entrepreneurs innovants en proposant des formations, expertises, financements et hébergement. Le Village by CA Provence Côte d’Azur propose également un espace d’hébergement et une offre d’accompagnement et d’accélération des projets des start-up au cœur de la technopole de Sophia Antipolis.

Ajout du 27/11 : Toujours dans la métropole Nice Côte d’Azur, le CEEI (Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation) peut se révéler être un excellent choix. Cette pépinière a été créée en 2008 pour l’identification des startups innovantes. Depuis plus de 10 ans, elle héberge et accompagne près de 50 entreprises chaque année sur un espace de plus de 5 000 m², avec un taux de survie à 5 ans de 85%.

Provence Promotion, l’agence d’attractivité économique de la Métropole Aix-Marseille

Depuis 2006, avec son programme « Start in Provence », Provence Promotion accompagne les start-upers dans le développement de leur entreprise, quel que soit leur domaine d’activité. Ce soutien leur permet notamment de bénéficier d’une mise en relation avec les partenaires publics et privés de l’écosystème local, et peut ainsi booster le développement de leur business. Le programme Start in Provence apporte également une aide à la recherche immobilière (lieu pour s’implanter), ainsi que d’un appui éventuel pour intégrer l’un des dix pôles de compétitivité de la région.

La zone d’intervention de Provence Promotion est essentiellement locale, avec une action centrée sur le département des Bouches-du-Rhône.

Les ZFU-TE (Zones Franches Urbaines et Territoires Entrepreneurs) en PACA

En plus des structures qui peuvent orienter le choix final pour installer sa start-up en PACA, il existe des Zones Franches Urbaines, qui sont des territoires mis en place par les pouvoirs publics pour inciter le développement économique de certains quartiers d’une ville. Les ZFUU permettent par exemple des exonérations sous certaines conditions aux entreprises qui s’y installent. En région PACA, on retrouve plusieurs ZFU :

  • À Marseille, la ZFU Nord Littoral qui s’étend dans les quartiers de La Viste, Verduron, Saint-Antoine, Saint-André, Saint-Henri et L’Estaque
  • La ZFU 14ème et 15ème Sud qui s’étend dans les quartiers de La Delorme, Saint-Joseph, Les Arnavaux, Sainte Marthe, Saint Barthélemy, Bon secours, Le Canet, La Cabucelle, Malpassé
  • À Nice, la ZFU de L’Ariane
  • À Toulon, la ZFU du Centre Ancien
  • À La Seyne-sur-Mer, la ZFU de la ZUP de Berthe
  • À Avignon, la ZFU de la Croix des Oiseaux, Saint Chamand, Monclar et Rocade

Pour aller plus loin

Innovatech Conseil est un acteur du CIR/CII référencé implanté en région PACA. N’hésitez pas à contacter nos experts pour obtenir une mise en relation avec notre réseau local d’acteurs de la R&D ainsi que nos conseils pour installer sa start-up en PACA. Rejoignez également notre communauté sur Linkedin et visualisez en direct nos actualités.

Les SATT résultent d’une volonté de l’Etat français de proposer un nouveau modèle de développement économique fondé sur l’innovation à la suite de la crise internationale de 2008. Ainsi, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, l’Etat a consacré 900 millions à la création d’un réseau de 14 SATT entre 2010 et 2014. En 2017, près de 2 200 brevets ont ainsi pu être déposés et 256 entreprises créées grâce aux actions du réseau SATT. Quels sont les objectifs de ce réseau ? Quelles sont les entreprises concernées ? Nous vous présentons en détail les missions et services proposés par ces organismes.

Le réseau SATT : objectifs  et champ d’intervention

Sociétés d’accélération et de transfert de technologies, les SATT ont pour objectif de valoriser les résultats de recherche académique et de favoriser le transfert des technologies vers l’industrie. Elles accompagnent les porteurs de projet dans la protection de leurs inventions et le financement des développements de leur projet d’innovation.

Elles interviennent sur toute la chaîne de transfert : sur l’identification des projets innovants à forte valeur ajoutée, l’analyse du marché, la protection de la propriété industrielle, la commercialisation et la création de start-ups, ainsi que le développement de projets de recherche partenariale, aussi appelés Partenariats Public-Privé.
Pour rappel, le transfert de technologies consiste à identifier un résultat de recherche intéressant puis à le transformer en une brique technologique, un produit ou un savoir-faire, représentant une offre exploitable par une entreprise. Cette offre est valorisée sous forme d’un accord ou d’une cession de licence.

Les différentes étapes de ce processus complexe sont représentées ci-dessous :

 

SATT - transfert de technologies

 

Un réseau national fort de 14 SATT régionales

On compte 14 SATT en France, qui sont situées dans la plupart des grandes métropoles françaises. Elles fonctionnent de manière autonome et sont regroupées en un réseau national dont Philippe Nérin est le président depuis le 1er Septembre 2018. Le réseau constitue une force au niveau régional et national pour valoriser l’innovation issue de la recherche publique.

Ce réseau a pour but de fédérer les SATT  régionales pour mutualiser un certain nombre d’actions et échanger les retours d’expérience afin de réaliser au mieux les missions confiées.
Le réseau a défini sept axes dans sa feuille de route :

  • le business development (mutualisation des ressources)
  • l’international (pour représenter l’ensemble des SATT)
  • l’accompagnement des start-ups
  • les achats groupés
  • la simplification des procédures
  • la complémentarité des actions au niveau régional et national
  • un rapprochement des entreprises de la French Tech à l’international

À qui s’adressent les services proposés par les SATT ?

Les SATT accompagnent les porteurs de projets, les start-upers ou encore les chercheurs souhaitant valoriser leurs innovations, ainsi que les organismes de recherche académiques et les entreprises de toutes tailles.
Le travail principal des SATT est la maturation des projets scientifiques provenant de la recherche vers la preuve de concept technologique, pour encourager et faciliter le dépôt de brevets et la concession de licences vers des entreprises existantes et des start-ups.
Ainsi, lors de la valorisation, certaines technologies nécessitent la création de start-ups pour accéder à un nouveau marché ou à un marché de niche. Les SATT accompagnent ces projets de création d’entreprises, négocient le transfert d’actifs de propriété intellectuelle et l’accès aux résultats de la maturation afin de permettre une exploitation commerciale rapide. Elles encouragent le recours aux fonds d’investissement le plus en amont possible, afin de conforter la trajectoire des start-ups qu’elles accompagnent et de pérenniser leurs croissances. Sur cette activité, Les SATT travaillent en étroite collaboration avec les technopoles et incubateurs.

La SATT Sud-Est, moteur de la R&D en PACA

La SATT Sud-Est a été créée en 2012 et valorise aujourd’hui un potentiel de plus de 10 000 chercheurs, doctorants et post-doctorants, ainsi que 600 millions d’euros de budget annuel consacré à la R&D.
Les principaux actionnaires de la SATT Sud-Est sont les universités d’Aix-Marseille, de Nice Sophia Antipolis, de Toulon, d’Avignon et des Pays de Vaucluse, de Corse, l’Ecole Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm et la Caisse des Dépôts. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille et le CHU de Nice sont partenaires fondateurs non-actionnaires. Elle constitue une interface privilégiée entre les entreprises et la recherche publique en régions PACA et Corse.

La SATT Sud-Est oriente sa stratégie autour de 5 axes principaux :

  • Société de l’information connectée
  • Environnement, énergies et territoires
  • Procédés industriels
  • Culture, patrimoine et humanités numériques
  • Santé et technologies du vivant

Pour aller plus loin

Innovatech Conseil est un acteur du CIR/CII référencé implanté en région PACA. Nous intervenons régulièrement sur des projets dans lesquels s’implique la SATT Sud-Est. N’hésitez pas à contacter nos experts pour obtenir une mise en relation avec notre réseau d’acteurs de la R&D. Rejoignez également notre communauté sur Linkedin et visualisez en direct nos actualités, bons conseils et l’avis de nos spécialistes.

Comprendre la distinction entre la notion d’Innovation et celle de Recherche & Développement (R&D) s’avère nécessaire, en particulier pour les entreprises qui souhaitent bénéficier des dispositifs Crédit Impôt Recherche et/ou Crédit Impôt Innovation ; toute confusion pouvant entraîner le rejet de leur(s) dossier(s) et des pénalités financières. Dans cet article, nous vous expliquons la différence entre Innovation et R&D au sens de la communauté scientifique et aux yeux de l’administration fiscale, qui régit le CIR/CII. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à demander notre guide gratuit : Comprendre l’entreprise Innovante et son environnement, où vous retrouverez des explications détaillées et tous nos conseils.

Pourquoi faut-il connaître la différence entre Innovation et R&D ?

Selon le type de travaux qu’elles mènent, les ressources (matérielles et humaines) qu’elles utilisent et leurs objectifs, les entreprises peuvent établir un dossier CIR ou faire une demande de CII (ou les deux), afin d’obtenir une réduction fiscale. Toutefois, elles doivent veiller à bien dissocier les dépenses afférentes à l’Innovation et celles liées à la R&D, dans leur(s) déclaration(s), pour ne pas risquer d’être financièrement pénalisées lors d’un contrôle fiscal.
Afin d’appréhender ces deux notions et de bien saisir la différence entre Innovation et R&D, il est possible de se référer au manuel de Frascati et au manuel d’Oslo (3e édition), publiés par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Ces deux ouvrages permettent en effet d’obtenir des définitions rigoureuses et partagées de l’Innovation et de la R&D.

Des définitions rigoureuses qui expliquent la différence entre Innovation et R&D

La définition d’Innovation

Publiée en 2005, la troisième édition du manuel d’Oslo définit de manière rigoureuse l’Innovation et ses différents types. Elle établit que :

Une innovation est la mise en œuvre d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures

D’après l’ouvrage, l’innovation concerne l’innovation de produit, de procédé, de commercialisation et organisationnelle. Il est à noter qu’en Economie, et en dehors de l’Union européenne, sa définition comporte quelques nuances supplémentaires.

La définition de R&D

Publié en 2002, le manuel de Frascati propose une définition précise de la notion de Recherche & Développement, qui fait office de référence et concerne la recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimental. Ainsi, d’après l’ouvrage :

La R&D rassemble : les travaux de création entrepris de façon systématique en vue d’accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l’homme, de la culture et de la société, ainsi que l’utilisation de cette somme de connaissances pour de nouvelles applications

La différence entre Innovation et R&D dans le cadre du CIR/CII

Aux yeux d’administration fiscale (représentée par la DGFIP), la différence entre Innovation et R&D pour appréhender le CIR/CII est primordiale.

Ainsi, dans le cadre du CIR/CII, on considère que l’innovation revêt une orientation marché tandis que sa consœur, une orientation scientifique/technique. Autrement dit :

Ainsi, tandis que l’éligibilité au CII est conditionnée par le fait de prouver qu’il y a eu une amélioration des performances, l’éligibilité au CIR s’attarde sur la contribution scientifique/technique et l’apport de connaissances nouvelles.

En savoir plus ?

Si la différence entre Innovation et R&D vous semble encore complexe et rend difficile l’élaboration de votre dossier CIR / CII, vous pouvez confier cette mission à nos experts, qui en maîtrisent parfaitement les tenants et les aboutissants. N’hésitez plus à prendre contact ! Vous pouvez aussi rejoindre notre communauté de professionnels sur LinkedIn !

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Nous vous parlions de l’intérêt des PPP (Partenariats Public-Privé) dans le cadre du CIR. Aujourd’hui, nous revenons dans cette même thématique avec l’Open Innovation. De plus en plus de grands groupes accueillent des incubateurs de projets et/ou des accélérateurs de start-ups, déploient des directions digitales et même parfois des équipes chargées de prévoir les tendances des cinquante prochaines années… Si la capacité à innover est un facteur clef de succès, c’est désormais sur la manière d’innover que les entreprises déploient les stratégies les plus novatrices. Et l’Open Innovation fait partie de ces nouvelles tendances. Augmenter les synergies internes dans une entreprise, une industrie, ou entre différents secteurs : voilà l’ambition de l’Open Innovation. Une pratique venue d’outre atlantique qui vise à aménager l’innovation collaborative. Même si elle n’en est qu’à ses débuts, de nombreuses entreprises commencent à en saisir les bénéfices potentiels. 

Qu’est-ce que l’Open Innovation ?

L’Open Innovation, ou Innovation Ouverte, est une pratique ciblant l’innovation et la R&D et qui repose sur le partage et la coopération. L’objectif est la valorisation des idées, des connaissances et des savoir-faire, avec en bout de chaîne, la recherche d’une industrialisation des résultats.
Autrement dit, pour les grandes entreprises, reconnaître que certes, il y a une incapacité à fournir le niveau d’innovation nécessaire pour suivre les besoins du marché, mais pallier cette incapacité en s’ouvrant à des expertises externes. Et en particulier, l’expertise des start-ups et autres petites structures récentes disposant des idées mais pas des moyens. Les grands groupes ont bien conscience que celles-ci sont capable d’apporter un œil neuf et des capacités qui manquent, et c’est ce qu’elles cherchent via l’Open Innovation.
Car la plupart du temps, l’initiative provient d’une société de taille importante qui dispose de larges moyens mais fait face à des problématiques d’innovation et d’agilité. Cette société va s’allier à une petite entité innovante pour solutionner ces problématiques via une mise en commun de certains processus.
Le concept d’Open Innovation émerge en 2003 sous la plume d’Henry Chesbourg dans son ouvrage précurseur Open Innovation. Les premières entreprises à se lancer sont les sociétés d’édition de logiciels, dont Oracle, Microsoft, Google ou encore IBM.
Dans un premier temps, le développement de l’Open Innovation se fait essentiellement outre-Atlantique et concerne des projets très ponctuels, avec notamment des collaborations entre les entreprises et certains laboratoires.
Les entreprises occidentales se sont depuis appropriées le concept et désormais, la vraie nouveauté, c’est le développement de l’Open Innovation à des technologies de l’information et de la communication, notamment via les réseaux sociaux, les outils du e-commerce, les technologies du web sémantique, ou encore le big-data. En effet, pour les entreprises, le numérique a apporté un changement majeur dans la façon d’innover. Les infrastructures numériques, et notamment les plateformes collaboratives, facilitent la mise en place de nouvelles démarches d’innovation ouverte. Les grandes entreprises, habituées à des démarches traditionnelles d’innovation fermée, composent désormais avec de nouveaux partenaires et effectuent des transformations culturelles majeures (culture du risque et de l’expérimentation, rapport au temps, etc.).
Aujourd’hui, l’Open Innovation regroupe les pratiques de l’innovation s’appuyant délibérément sur l’extérieur de l’entreprise, pour en améliorer l’efficacité ou valoriser les efforts fournis en interne.
Globalement, l’innovation ouverte promeut le développement de flux de connaissances et d’idées lors du processus d’innovation :

  • Entre l’entreprise et son environnement : afin de permettre un meilleur partage des risques et des gains avec des partenaires extérieurs. Ceux-ci peuvent être des organisations (laboratoires, entités publiques), des particuliers via le crowfunding, ou encore des start-up.
  • À l’intérieur même de l’entreprise : en permettant une plus grande mobilisation de tous les collaborateurs de l’entreprise et de leurs compétences.

 

Open Innovation : un échange vertueux

Quel est l’intérêt pour moi de réaliser de l’Open Innovation ? C’est la question que se posent de nombreux Responsables R&D avant d’intégrer ou non un processus d’innovation ouverte. Pour ces entreprises, les enjeux sont focalisés sur :

  • L’identification des partenaires les plus pertinents
  • L’identification des problématiques d’innovation pouvant être solutionnées par l’Open Innovation
  • L’accompagnement financier et technique à apporter aux projets
  • Les ressources à déployer
  • L’intégration du ou des partenaires aux processus internes et aux équipes
  • L’adaptation de ces processus et de la culture de l’entreprise avec les entités externes
  • L’utilisation et surtout l’industrialisation des résultats obtenus

Pour en savoir plus sur la difficulté des entreprises à commercialiser leurs innovations et sur les solutions possibles, retrouvez notre article Comment transformer son produit innovant en business rentable ?
De plus, les entreprises ont du mal à suivre la course à l’innovation inscrite dans de nombreux marchés globaux. Les vagues d’innovation de rupture technologique (= une innovation telle qu’elle va remplacer le produit de référence sur un marché) sont la hantise des entreprises qui peinent à suivre cette course. Les grandes entreprises ont des organisations traditionnelles qui sont assez lourdes et souffrent de leur inertie. Ce sont ces aspects que permet de résoudre l’Open innovation.
En France, les résultats de démarches d’Open Innovation fructueuses commencent à émerger :

  • La jeune pousse Mister Asphalt, intégrée au sein de l’incubateur de Total, qui a permis à la multinationale de développer un procédé de transport simplifié du bitume.
  • La SNCF, très impliquée dans l’Open Innovation, qui a engagé un travail avec la start-up Lookies pour développer un programme qui analyse l’affluence et les temps d’attente en gare, et un autre avec Snips sur l’application Tranquilien dédiée aux utilisateurs, pour connaitre l’affluence dans les trains.
  • La start-up Sweeten (basée à New-York) qui a récemment intégré NOVA, l’incubateur d’Open Innovation de Saint-Gobain. Sweeten met en relation des particuliers souhaitant mettre en place des travaux (de rénovation, de construction…) avec des professionnels du bâtiment.

 

Quels sont les outils existants ?

Au fur et à mesure de l’internationalisation du concept de l’Open Innovation, de nombreuses grandes sociétés se sont impliquées dans la mise en place d’outils tels que des incubateurs pour les start-ups, des programmes d’accompagnement, des fonds corporate… Par exemple Total a mis en place son incubateur « l’Usine 4.0 » en collaboration avec quatre autres grands groupes : Air Liquide, Areva, Eiffage, Solvay et Vinci Énergies. Renault ouvre son troisième Renault Open Innovation Lab baptisé « Le Square » à Paris. Le groupe Engie lance ENGIE Innovation, qui souhaite investir dans le développement de start-up et créer un véritable écosystème local tout en répondant à des besoins industriels et commerciaux via des appels à projet. Orange a mis en place un OrangeFab (accélérateur de start-ups) en France après en avoir ouvert 11 autres, avec entre autre son premier dans la Silicon Valley en 2013. PSA Peugeot Citroën a créé un réseau de 16 OpenLabs, 7 chaires académiques et 2 cellules d’innovation à travers le monde qu’il a appelé le StelLab (Science & Technologies Exploratory Lean Laboratory). Dans ces lieux, le groupe PSA souhaite faire émerger de nouvelles start-ups grâce aux étudiants et chercheurs des universités avec lesquelles il est partenaire.
Dans la même idée, la chaire de l’école parisienne CentraleSupélec a lancé l’Institut Open Innovation avec des membres fondateurs corporate (Altran, Mazars, Société Générale et Vinci) et des partenaires (Axa Global Direct et Groupe UP).
Pour ce qui est des entreprises moins imposantes cherchant à mettre en place une démarche d’Open Innovation, de nouvelles sociétés ont vu le jour se qualifiant d’intermédiaires de l’innovation ouverte. Elles permettent de mettre en relation des entreprises qui veulent avoir recours à de l’Open Innovation, avec des start-ups, des académiques, des étudiants… On peut citer parmi d’autres des start-ups françaises telles Whyers, Kinov, Yoomap, Agorize …
Pour favoriser l’impact de l’Open Innovation, des événements sont également organisés tel que l’Open Innovation Camp à Nantes, dont la deuxième édition a eu lieu cet été. Ou encore le concours « David avec Goliath », lancé par Raise et le cabinet Bain & Compagny, qui vise à récompenser les meilleures initiatives d’Open Innovation.

 

Quel intérêt dans une démarche de Crédit Impôt Recherche ?

Pour une start-up, innovante par nature, ou une jeune entreprise, quoi de mieux de pouvoir bénéficier des ressources d’un grand groupe ? Dans cette situation, par ressources on entend matérielles, humaines et bien sûr financières, limitant considérablement les lourds investissements et avances de trésorerie que représente une campagne de R&D. L’année suivante, le crédit d’impôt obtenu allège les dépenses, ce qui permet de réinvestir plus dans la suite des travaux de R&D ou de pouvoir mettre en place une nouvelle chaîne de production ou une campagne de publicité pour le futur produit.

Mais ne pensez pas que le grand groupe est vu ici comme un donneur et non un receveur. S’engager dans un processus d’Open Innovation est également pour lui l’occasion de faire des économies sur les frais engagés dans sa R&D. En effet, les méthodes disruptives mises en place par les start-ups permettent de gagner un temps considérable, ce qui va de pair avec une économie considérable et une mise sur le marché de nouveaux produits en avance sur la concurrence.

Les projets collaboratifs sont les plus à même de bénéficier du Crédit d’Impôt Recherche : en réunissant plusieurs disciplines, une entreprise peut bénéficier des indicateurs de R&D de ses collaborateurs dans son dossier CIR. De plus, l’aspect partenariat est plus intéressant que l’aspect prestataire, dont les dépenses éligibles sont soumises à un plafond.

Partenariats avec des laboratoires de recherche, conception de produits, parfois même avec des concurrents, création d’outils open source, lancement de plateformes collaboratives, participation des clients dans l’élaboration d’un projet, … L’Open Innovation fait désormais partie des pratiques de nombreuses entreprises. Pourquoi pas la vôtre ?

 

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L’équipe d’Innovatech Conseil accompagne les PME/TPE, les Jeunes Entreprises Innovantes et les start-up dans leurs projets innovants. Celles-ci peuvent solliciter les services d’Innovatech afin de savoir comment mettre en place des pratiques d’Open Innovation dans leurs propres structures. Pour cela, il suffit de prendre contact avec nous pour obtenir une expertise gratuite.

 

À l’occasion du Salon des Entrepreneurs qui s’est tenu à Paris les 1er et 2 février 2017, le Ministère de la Recherche a dévoilé l’Atlas des brevets, réalisé en partenariat avec l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
L’objectif de l’outil est de mettre à disposition du grand public des informations sur l’activité de recherche et d’innovation en France grâce à une analyse territoriale approfondie du nombre de brevets déposés ainsi que de leur nature et leurs caractéristiques.

 

L‘Atlas des brevets : de quoi s’agit-il ?

L’Atlas des brevets, initié par les pouvoirs publics, répertorie l’activité nationale et européenne de demandes de brevets.
Les informations communiquées proviennent essentiellement de la base de données de l’INPI, enrichie des demandes de brevets déposées par la voie européenne à l’Office européen des brevets (OEB).
Ce nouvel outil, qui est une véritable cartographie nationale du dépôt de brevet, propose un ensemble d’indicateurs permettant de synthétiser et de mesurer les différentes informations. Pour ce faire, l’utilisateur navigue parmi les graphiques et tableaux interactifs, cartes téléchargeables, moteur de recherche, etc.
La spécificité de ce nouvel outil est qu’il illustre en particulier :

  • le rôle de chaque territoire dans la production de brevets (nombre de brevets et de déposants par territoires)
  • la répartition du nombre de brevets par domaine scientifique
  • le profil des déposants : homme / femme, public / privé, etc
  • l’évolution des données dans le temps, avec un historique allant de 2003 à 2015 et la promesse d’une mise à jour annuelle des données

 

L’Atlas des brevets : un état des lieux sur les techniques existantes

L’objectif est d’aider les responsables de projets R&D à identifier les revendications qu’ils doivent rédiger afin de ne pas risquer une accusation de contrefaçon. L’Atlas des brevets a été également développé dans l’objectif de faciliter les études de marché préalables au lancement d’un produit innovant, afin de mieux l’orienter face à la concurrence. Enfin, un intérêt secondaire de l’outil est qu’il permet d’alimenter les mémoires, thèses et recherches portant sur l’innovation technologique.
Pour rappel, le nombre de brevets déposés en France entre 2003 et 2015 a été d’environ 200 000, dont la grande majorité déposée par le secteur public. Espérons que l’Atlas des brevets permette désormais d’y voir plus clair !

 

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En relayant les projets de recherche entre organismes publics et entreprises, les Partenariats Public-Privé (PPP) construisent et entretiennent un climat favorable à l’innovation. Le constat est simple. Le système de la recherche en France est un système à double vitesse, avec des disparités importantes entre organismes publics et privés. De ce fait, les PPP sont une solution toute trouvée pour répondre aussi bien aux besoins des industriels qu’à la problématique de valorisation des organismes publics de recherche, afin de relancer le niveau de l’investissement en R&D.

 

Les PPP : de quoi s’agit-il ?

Créés en France par l’ordonnance du 17 Juin 2004 puis précisés depuis la loi n°2008-735 du 28 juillet 2008, les contrats de PPP sont des contrats administratifs permettant à l’Etat, ou tout autre établissement public, de confier une mission à un tiers. Celle-ci peut concerner la construction, la transformation, l’entretien et/ou la gestion d’un bien public, matériel ou immatériel.
Les PPP n’ont pas vocation à être exclusivement tournés vers la R&D, même si en 2012, 98% des PPP passés concernaient des projets de R&D. Cette application-là du dispositif revêt de nombreux avantages. Dans les faits, rien qu’au CNRS, on dénombre près de 2 000 nouveaux projets de collaboration amorcés chaque année.
Par ailleurs, les processus internes entre public et privé sont dissemblables, ne serait-ce que pour la gestion du temps. La mise en place d’un PPP prend en moyenne 8.6 mois. Dès lors, comment allier le besoin de rentabilité, les pressions infligées par la concurrence, le niveau de la demande ou encore les réalités du marché, aux protocoles administratifs et au rythme des organismes publics ?
Nous avons d’une part les myriades d’entreprises de toutes tailles qui n’accèdent pas toujours à toutes les ressources matérielles et immatérielles indispensables à la réalisation de leurs projets de R&D. Très souvent, celles-ci n’ont pas suffisamment de temps à consacrer à la communication de leurs projets dans les congrès ou les publications. D’autre part, il existe une multitude de programmes, centres et autres instituts, constituants les organismes publics. Ceux-là rencontrent non seulement des difficultés à financier les projets de R&D, mais également, une fois parvenus au bout de leurs protocoles de recherche, ne parviennent pas non plus à valoriser et transférer leurs résultats dans le milieu industriel.
Le manque de synergie est ravageur pour la recherche française qui, au contraire, réclamerait une mise en commun concrète des ressources et compétences afin de rayonner sur l’échiquier mondial. À l’heure actuelle, la recherche française est, certes, forte de son excellence, de son avant-gardisme et du nombre de ses chercheurs nobélisés ; malgré tout, sa place en tant que pilier stratégique de la recherche mondiale n’est pas reconnue par tous.

 

Le développement des PPP : oui, mais pourquoi ?

L’objectif des PPP est de :

  • Valoriser les projets de recherche en transformant les résultats issus de la recherche publique et en les orientant vers des applications attractives pour l’industrie
  • Lier les besoins et objectifs économiques entre privé et public de manière optimale afin d’en assurer le développement pérenne
  • Orienter la réflexion vers une recherche plus fondamentale s’assurant d’une vision à long terme
  • Mettre en place des projets qui soient des modèles de référence pour la R&D mondiale, en multipliant les retombées concrètes industrialisables
  • Permettre le transfert de technologie en débouchant sur de nouveaux marchés, de nouvelles opportunités et en constituant un véritable tremplin économique

En fin de compte, tout le monde en ressort gagnant. Avec le développement des PPP, l’Etat constate un meilleur niveau de l’investissement en R&D, ce qui dynamise le secteur et le rend plus attractif à l’international, retend le niveau de l’emploi, sans négliger l’impact fort de l’injection d’innovations sur les marchés.
Pour les entreprises qui font de la R&D, les pressions de la concurrence sont moins pesantes car elles obtiennent des avantages concurrentiels et/ou jouissent de brevets exclusifs. De tels atouts permettent de réaménager le taux de marge et diminuent certaines pressions financières.
Pour les organismes de recherche qui s’allient aux entreprises, l’avantage revêt une double casquette. D’un côté, les moyens financiers, humains et techniques, qui sont généralement plus importants dans le privé, sont mobilisés de façon plus intuitive. D’un autre côté, le bénéfice intrinsèque de ces partenariats permet un partage des points de vue, de l’expérience et du savoir-faire et amplifie la qualité de la recherche menée.

 

Quel est l’intérêt des PPP dans l’optique du CIR ?

Ces dernières décennies, les pouvoirs publics ont consentis à un réel effort visant le développement des PPP. Ainsi, à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), on propose un éventail d’outils et de systèmes d’aide, parmi lesquels on retrouve :

  • les Projets de Recherche Collaborative Entreprise (PRCE)
  • le label Institut Carnot
  • les chaires industrielles dans les laboratoires
  • le programme LabCom

Ces dispositifs sont au service des entreprises et visent à atteindre des projets de recherche plus fondamentale. Au niveau européen, les initiatives publiques sont tout aussi nombreuses. Les dispositifs de financement, agissant comme leviers pour décupler les PPP, sont eux aussi nombreux :

  • Programme d’Investissement d’Avenir
  • Fonds Unique Interministériel
  • Programme Horizon 2020,
  • Crédits d’impôt, mesures phare depuis le début des années 80 (dont le Crédit Impôt Recherche et le Crédit Impôt Innovation)

Et pour cause, le dispositif du Crédit Impôt Recherche (CIR) a représenté 5,5 milliards d’euros l’année dernière. Son cadet, le Crédit Impôt Innovation (CII), connaît lui aussi une belle envolée, avec une augmentation des montants concernés au fil des années. Tous deux sont des leviers formidables pour la compétitivité de la recherche et de l’innovation française.
Sur le papier, l’avantage du CIR est alléchant : l’entreprise obtient un crédit d’impôt correspondant à 30% des dépenses engagées en R&D. Dans les faits, les démarches sont plus complexes à réaliser, mais ont tout de même profité à près de 22 000 entreprises l’année dernière (dont 90% de TPE et PME). Les différents rapports réalisés montrent bien que ces deux dispositifs ont fortement contribué à l’essor des collaborations public-privé. Mais au-delà de l’aspect financier, l’avantage des PPP dans les démarches de CIR est autre …
Le MENESR, Ministère chargé de la Recherche, a un positionnement clair concernant la caractérisation de la recherche par le biais d’indicateurs de R&D, parmi lesquels on retrouvait déjà la mise en place de projets basés sur l’Open Innovation. Dans la même optique, les PPP sont des éléments probants qui renforcent, crédibilisent et justifient la position de l’entreprise dans l’environnement de R&D. Parmi les indicateurs les plus forts, on retrouve également :

  • la publication de thèses et d’articles scientifiques
  • les contrats CIFRE
  • les collaborations académiques avec des organismes publics
  • la tenue de conférence, la présence à des congrès.
  • d’autres indicateurs intermédiaires, tels que les dépôts de brevets, certains projets coopératifs institutionnels, et, selon leur nature … les PPP !

Traditionnellement, les entreprises établissent peu d’indicateurs de R&D. Les dépôts de brevets, lorsqu’il y en a, sont parfois les seules traces orientant une entreprise dans un environnement de R&D. Ce qui se révèle insuffisant pour l’administration fiscale, en charge de statuer sur les dossiers de CIR. Grâce à la contractualisation d’un PPP, l’entreprise aura donc plus d’arguments en sa possession pour justifier et sécuriser sa démarche de CIR. Puisqu’elle s’allie à un organisme public, la publication des résultats sera en général plus systématique. Enfin, pour une entreprise, toutes les factures provenant d’un organisme public et concernant une dépense en R&D seront comptées doublement dans l’assiette du CIR.

 

Je me lance alors ?

En face des pro-PPP, ses détracteurs peuvent parfois juger – à tort – le mode de financement opaque, le coût excessif ou encore voir les PPP comme une menace pour les TPE et PME. Dans les faits, les PPP sont institutionnalisés et strictement encadrés en termes de coûts ou de prérogatives laissées à chaque partie.
On reproche également aux PPP d’entraver la propriété des résultats obtenus, chère aux entreprises. Les décisionnaires d’entreprises pensent souvent qu’ils auront du mal à jouir en exclusivité de la propriété intellectuelle de leurs projets et que la confidentialité de ceux-ci serait menacée. Cette croyance provient de l’ordonnance 2004-559 modifiée du 17 juin 2004 relative aux contrats de PPP qui impose la communication des contrats de PPP signés à l’autorité administrative. Or dans les faits, cette ordonnance ne sert qu’à la collecte de données statistiques.
Mais en somme, les PPP permettent avant tout des cercles vertueux. L’innovation appelle l’innovation et cela profite aux organismes publics comme aux privés. Accessibles aux entreprises de toutes tailles, ils s’adaptent à tout type de projets.

 

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L’équipe d’Innovatech Conseil accompagne les TPE/PME, les Jeunes Entreprises Innovantes et les start-up à orienter leurs projets de R&D pour qu’ils correspondent aux critères d’éligibilité du Crédit Impôt Recherche. Pour cela, il suffit de prendre contact avec nous, ou de rejoindre notre communauté Linkedin pour suivre toutes nos actualités.

 

La thèse CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) est l’outil phare pour encadrer ces embauches. L’objectif de ce dispositif est de renforcer les échanges entre les laboratoires de recherche publique et les entreprises, en favorisant l’emploi des Docteurs. Cet exemple d’initiative représente bien les objectifs des PPP (Partenariats Public-Privé) dont nous traitions dans notre précédent article.
Pour les entreprises qui ont l’objectif de développer leur capacité d’innovation et de s’inscrire dans un environnement de R&D fort, le fait d’embaucher un doctorant préparant une thèse CIFRE présente trois bénéfices majeurs dans l’optique du CIR (Crédit Impôt Recherche). 

Qu’est-ce qu’une thèse CIFRE ?

La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (thèse CIFRE) a été créée pour soutenir la recherche partenariale entre les entreprises privées et les laboratoires publics de recherche.
Pour les entreprises privées, ce type de partenariat permet des opportunités de création de valeur et de développement de la compétitivité des entreprises. Pour les doctorants, il s’agit d’un tremplin entre la formation universitaire et le monde de l’entreprise.

Il existe trois types de thèse CIFRE différents :

  • Thèse CIFRE Générale : Aucune condition de nationalité – Toutes disciplines scientifiques – Tous secteurs d’activité
  • Thèse CIFRE Défense : Réservé aux européens (maximum 28 ans) – Disciplines fixées chaque année – Secteurs d’activité d’intérêt défense
  • Thèse CIFRE Brésil : Réservé aux brésiliens – Disciplines des Sciences et Techniques – Tous secteurs d’activité

 

Les conditions d’éligibilité à la thèse CIFRE

  • L’entreprise doit être de droit français (et doit donc en respecter la législation, notamment en termes de cotisations et d’impôt)
  • Le candidat ne doit pas être inscrit en thèse depuis plus de 9 mois au moment de la demande de la thèse CIFRE
  • Le candidat ne doit pas être dans l’entreprise depuis plus de 9 mois au moment de la demande de la thèse CIFRE (hors période de stage et d’apprentissage)
  • Le laboratoire de recherche dans lequel œuvrera le doctorant doit être implanté dans une université, une école ou un organisme public de recherche (sauf exceptions)

 

Comment ça marche ?

L’Association Nationale pour la Recherche et la Technologie (ANRT) signe un contrat de thèse CIFRE avec une entreprise innovante. Elle va donc financer cette entreprise à hauteur de 14 000 € par an pendant 3 ans. L’entreprise confie en retour une mission de recherche au doctorant embauché en lui garantissant un contrat de travail (CDD de trois ans ou CDI) d’un minimum de 23 848 euros € bruts par an. L’ANRT peut également collaborer avec le laboratoire à travers un contrat permettant de financer ses recherches pour le compte de l’entreprise (contrat de sous-traitance avec un organisme public). Le laboratoire encadre alors la thèse au niveau académique et s’assure de l’inscription à l’école doctorale.

 

Thèse CIFRE et Crédit Impôt Recherche : quel intéret ?

L’intérêt majour de ce dispositif est que le financement de l’ANRT est cumulable avec le Crédit Impôt Recherche.
Dans le cadre du CIR, la thèse CIFRE permet d’obtenir trois bénéfices particulièrement intéressants pour l’entreprise : un coût modique, un indicateur de R&D fort et une valeur ajoutée certaine. C’est-à-dire :

  • Sur le plan financier, de bénéficier d’un avantage fiscal (en plus de la subvention allouée par l’ANRT)
  • Sur le plan scientifique, d’obtenir des indicateurs de R&D formels, permettant de sécuriser le CIR en cas de contrôle, notamment pour les entreprises qui font du développement expérimental dans un domaine très concurrentiel
  • Enfin, une fois le doctorat obtenu, le doctorant obtient de fait le statut de Jeune Docteur : l’entreprise peut alors bénéficier du bonus lié à cette catégorie de chercheur (salaire compté pour le double de son montant, frais de fonctionnement à 200%) durant 24 mois.

Exemple chiffré : Pour un salaire brut chargé de 60 000 € annuels, un CIR de 72.000 € soit un bonus de 12 000 € …
Embaucher un doctorant dans le cadre d’un contrat de thèse CIFRE est donc une vraie opportunité pour les entreprises désirant décupler leur potentiel de R&D et sécuriser leur CIR.

 

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Pour de nombreuses jeunes entreprises innovantes qui rencontrent leurs premiers succès et connaissent une croissance forte, la question de faire évoluer la structure de la start-up se pose. L’adaptabilité, la capacité à s’inventer et innover, le dynamisme, sont les atouts usuels de la start-up. L’enjeu est ici de conserver ces atouts tout en assurant le bon développement de la jeune entreprise pour atteindre avec succès le statut de scale-up.

Frédéric Mazzella, co-fondateur de BlaBlaCar, révèle les trois enjeux stratégiques à prendre en compte et à surveiller pour atteindre le statut convoité de scale-up !

Qu’est-ce qu’une scale-up ?

Faire évoluer sa start-up fait se poser la question de la structure à construire, et on imagine la scale-up comme le modèle à atteindre et la réponse adéquate. Le terme scale-up redéfinit la notion de la PME traditionnelle à la française, car elle bouscule cette conception établie. En effet, la scale-up redéfinit les lois d’un marché et représente l’entreprise idéale de demain.

Le terme de scale-up, encore peu répandu, qui signifie augmenter, élargir en anglais, désigne la structure « post start-up ». La définition n’est pas clairement établie, ni figée. Mais il est communément admis que la scale-up correspond à une start-up qui aurait considérablement grandi, de façon continue, en interne et en externe, et qui poursuivrait sa forte progression en ayant rencontré des perspectives à long terme lui assurant une relative solidité … À la différence de la start-up qui, elle, représente la jeune entreprise partie d’une bonne idée et avec un business plan innovant, mais dont l’activité ne s’est pas encore pérennisée, la scale-up a atteint son rythme de croisière optimal. C’est-à-dire que la start-up, à l’inverse de la scale-up, a encore besoin de s’asseoir dans la stabilité. Ainsi, les scale-up sont des entreprises qui ont réussi à transformer leur produit innovant en business rentable !

Lorsque l’on pense à la start-up, on imagine des bureaux ouverts et une ambiance décontractée, qui n’empêchent toutefois pas aux salariés d’œuvrer sur des activités novatrices avec un point de vue révolutionnaire. On imagine des salariés avec une faible moyenne d’âge voir tout juste diplômés, qui sont caractérisés par leur grande adaptabilité, leur dynamise et leur goût du risque. C’est cette construction atypique qu’il est difficile à conserver lorsque l’entreprise s’agrandit et que des besoins de structuration, d’organisation et d’optimisation se font ressentir. et c’est justement cette construction que cherche à conserver la scale-up !

BlablaCar : la scale-up à la française

La France compterait à l’heure actuelle 203 scale-up, dont le fameux site de covoiturage BlaBlaCar. Présente dans 22 pays, cette entreprise est aujourd’hui valorisée à 1,6 milliards de dollars, notamment grâce à une levée de fonds record en septembre dernier de 200 millions d’euros. Elle compte 500 salariés et plus de 25 millions de membres à travers le monde, et occupe une position dominante sur son marché. On imagine pourtant mal ses débuts, où quatre étudiants idéalistes passaient leurs weeks-ends et lerus soirées enfermés chez leurs parents pour imaginer les lignes directrices de ce qui deviendra cette formidable succes story.

BlaBlaCar fait désormais figure de référence absolue pour les structures entrepreneuriales bâties sur le même modèle. Frédéric Mazzella, co-fondateur, révèle les trois piliers stratégiques qui lui ont permis de pérenniser BlablaCar lorsque l’entreprise n’en était qu’à la phase de start-up, et d’atteindre le fameux statut de scale-up ! Lors du « Sommet des start-up » organisé par le magazine Challenges, le célèbre chef d’entreprise s’est en effet attardé sur ces trois points clés, incontournables selon lui pour toute start-up aspirant à la croissance et au tire de scale-up.

Les 3 enjeux stratégiques pour atteindre la scale-up avec succès

Conserver son ADN

Il faut veiller à conserver l’ADN de son entreprise, à savoir sa culture, ses valeurs, ses codes, la proximité des salariés les uns avec les autres et vis-à-vis des clients et du réseau de l’entreprise. C’est-à-dire protéger les initiatives informelles et veiller à ne pas imposer telle ou telle mesure par la force sans respecter l’identité de sa start-up.

Avoir une stratégie cohérente

La stratégie de croissance doit être construite et cohérente. Cela signifie d’une part, que la start-up doit pouvoir trouver continuellement des moyens pour assurer son développement en interne et en externe, par l’implantation à l’internationale, l’embauche de salariés hautement qualifiés, l’obtention de levée de fonds, etc.

Maintenir l’état d’esprit entrepreneurial

L’état d’esprit entrepreneurial est nécessaire pour perpétuer la valeur de ses produits, tout en ayant le désir de les améliorer et de s’améliorer, avec la volonté de grandir. L’esprit entrepreneurial se traduit par la capacité de se réinventer, de lancer des projets ambitieux et de se remettre en question, aspects caractéristiques de la start-up d’aujourd’hui.

Enfin, selon le co-dirigeant de BlaBlaCar, savoir communiquer, pour soigner son image et celle de son offre, mais aussi pour convaincre et fédérer les acteurs autour de soi (salariés, mais aussi investisseurs, clients, …) se révèle essentiel. Une bonne scale-up est aussi une structure qui est parvenue à garder son esprit start-up, qui sait s’organiser malgré la charge d’idées et de projets, tout en gardant à l’esprit les priorités.

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Créé en 2012, Bpifrance, est un organisme de financement et de développement des entreprises dont le nom provient de l’acronyme Banque Publique d’Investissement Française. Son rôle principal est de soutenir les PME et ETI ainsi que les entreprises innovantes en appui des politiques publiques internes.

L’intervention de Bpifrance dans le financement de l’innovation est primordiale : via des crédits bancaires, des prêts à l’innovation et minoritairement, des subventions, l’action de Bpifrance dans le soutien des jeunes entreprises, et plus particulièrement des start-up, est décisive.

Deux fois plus de start-ups accompagnées par BpiFrance

En 2015, un total de 1,3 milliards d’euros d’aides et de financements de l’innovation ont pu être mobilisés grâce à BPIFrance : 1 milliard d’euro d’aides et 305 millions d’euros de prêts (accordés à plus de 1 000 entreprises). Cela représente une augmentation de 20 % par rapport à 2014, et de 50 % par rapport à 2013. Le financement des entreprises de moins de 5 ans a doublé, et a été équivalent à 60% des subventions accordées.

Cette augmentation s’est notamment expliquée par un effort de réduction des délais moyens d’instruction des dossiers par Bpifrance, passant de 60 à 25 jours.

Le renforcement de l’accompagnement à l’ordre du jour pour BpiFrance

Un campus virtuel, nommé « Le Hub », composé de trois accélérateurs, axés sur les start-up, les PME et les ETI (avec un chiffre d’affaires compris entre 50 et 200 millions d’euros), a été mis en place en mars 2015. Celui-ci a permis à 11 start-up en « post-amorçage » de lever 90 millions d’euros en 6 mois et d’enregistrer une croissance de 178 % sur l’année.

Bpifrance souhaite poursuivre cet effort d’accompagnement et même le renforcer. L’organisme va donc inciter les entreprises à avoir recours à des prestations de consulting, sur des périodes courtes de 10 jours. Un temps jugé suffisant par l’organisme pour assimiler une quantité de données importantes et utiles à l’entrepreneur. Cette formation sera à sa charge à 50 % (soit un coût de 5 000 €). L’objectif : permettre aux start-up, aux PME et aux ETI de saisir quels sont les facteurs clés de croissance pour leurs structures. On y retrouve notamment la vente aux grands comptes, le marketing stratégique, le développement à l’international, le « lean management », le « big data »… Des consultants indépendants triés sur le volet seront chargés de dispenser ces formations. Au total, 900 missions de conseil seront proposées sur l’année 2016.

Outre son rôle de prêteur / investisseur et de conseil, Bpifrance se veut être une sorte de réseau social, qui facilite la mise en relation entre les entrepreneurs. Grâce à son « Hub », l’organisme a pu « connecter » 15 grands groupes et ETI avec des start-up, en 2015. Il compte poursuivre son action dans ce sens en 2016.

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